picasso nbPour ceux qui aimreaient lire mon mémoire sur la mort et l’angoisse vue dans une perspective Christologique. Vous trouverez le lien au document ci-dessous, alors, vous pouvez lire mon soutenance fait à l’Université Catholique de Lille en 2010.

Jesus a Gethsemani Le sens theologique de l angoisse (1)

 

 

 

 

 

Soutenance du mémoire : Jésus à  Gethsémani – le sens théologique de l’angoisse 

Je veux dire quelques mots sur les motifs et les questions qui m’a fait démarrer ce travail, puis, je veux me entrer sur des thèmes qui me semble les plus importants.

Ce travail est le fruit d’une recherche pastorale qui a commencé par mon engagement comme aumônier aux soins palliatifs à la maison Jean XXIII à Frelinghien.

Durant le travail à Frelinghien, je me suis trouvé dans des situations difficiles, la rencontre avec des gens qui vont envers sa propre mort m’a fait poser beaucoup de questions sur leur situation et mon rôle comme interlocuteur. Comment rencontrer ces gens là, quoi dire, quoi faire, comment est-ce que je peux les comprendre?

Pendant mes études à Lille, j’ai suivi une session avec Françoise Dastur. Dans la phénoménologie de la mort (qu’elle a présenté) j’ai trouvé un langage qui m’a aidé de mieux comprendre la situation des malades, car c’est un langage qui exprime la dimension fondamentale de l’existence : On voit comment la mort est constitutif pour l’existence et la pensée de l’homme, L’angoisse qui suit la confrontation avec la mort, la mort de l’autre qui est une confrontation avec ma propre mort, l’isolation et la solitude, les frontières entre moi et le malade, tous ces éléments m’ont donné un moyen de mieux comprendre et exprimer ce qui trouve lieu à l’hôpital.

Etant aumônier dans un hôpital, (je me suis demandé à moi-même) qu’est-ce que je peux dire aux malades, comment lier leurs expériences avec la vie du Christ ? Ainsi, la recherche m’a fait poser des questions christologiques concernant la rencontre avec la mort.

Nous célébrons le Christ ressuscité, le Christ vainqueur. Si Christ et le soleil levant, est-ce que cela m’aide si moi, je suis en train de descendre dans les ténèbres de la mort ? Comment exprimer le lien entre Christ et l’homme affrontant la mort ? Ce lien entre Christ et l’humanité est exprimé dans le rite du baptême, mais il est peut-être trop souvent compris d’une manière superficielle ? Le baptême n’est pas seulement un symbole et un acte qui fait lier l’homme à Dieu, il est aussi ce que l’homme veut et doit vivre. Descendre dans la mort pour ressusciter à la vie, ce n’est pas un simple symbole, mais une réalité qui n’est pas facile à traverser, le travail que nous avons fait le montre bien.

J’ai dit que le travail est le fruit d’une recherche pastorale, mais le travail a aussi un but pastoral ; de donner un sens et mettre des mots sur ce que le malade est en train de vivre, vu dans une perspective christologique. Dans le travail deux voies qui se croise :

L’étude phénoménologique qui donne un langage pour décrire la rencontre avec la mort. Et la théologie qui nous donne une clef de lecture pour comprendre comment l’homme étant lié au Christ peut s’identifier avec lui pour faire ce passage. Comment est-ce que ce travail s’inscrit dans la théologie d’aujourd’hui ?

Nous avons mentionné Gaudium et spes dans le mémoire. Sa description de la situation de l’homme est plus actuelle que jamais. Dans les pays scandinaves, l’angoisse (et beaucoup de symptômes de celle-ci, comme dépression, nervosité etc.) est une des souffrances majeure dans la société. On n’est pas obligé de chercher dans les hôpitaux pour trouver l’angoisse du néant, elle set visible ou lisible un peu par tout dans la société.

La modernité avec sa prospérité matérielle n’a pas rendu les gens plus heureux. Ils sont plutôt plus en plus perdus. Mais en lisant l’introduction de Gaudium et spes, je me rendu compte que la question de l’angoisse est essentiellement lié aux problèmes de notre temps. L’étude que nous avons faite montre que l’origine d’angoisse semble être enracinée dans l’homme dans un niveau beaucoup plus profond, et non seulement dans les conditions de notre temps. L’accentuation de l’angoisse comme un problème venant de notre temps semble alors être trop étroit. L’angoisse, n’a-t-elle pas son origine dans l’être humain lui-même ?

L’angoisse n’est pas un thème qu’on souhaite méditer trop long temps à la foi. C’est pénible de rester trop long temps devant elle. Pourtant, elle est de plus grande importance, car elle est un lieu de révélation divine. Si la scène de Gethsémani ne faisait pas parti des évangiles, quel serait le sens de l’œuvre du salut ? Je trouve cette pensée impensable, car c’est le lieu théologique et anthropologique qui montre le lien le plus profond entre l’homme et Dieu.

Je ne suis pas convaincu que ce thème a eu la place qu’il mérite. Dans le langage liturgique, nous voyons par exemple les grandes célébrations comme la naissance de l’enfant Jésus, et la résurrection le troisième jour, ou encore l’assomption. Jésus à Gethsémani est vu comme une étape nécessaire, mais on ne le voit pas comme un moment de même importance que les autres célébrations. Ce n’est pas que je veux lancer un nouvelle fête pendant l’année liturgique, ca ne sonne  pas trop gay si on l’appelle  par exemple La Fête d’angoisse. Mais peut-être on peut mettre en valeur le passage à Gethsémani comme un moment de possibilité ?

Je veux continuer cette recherche, probablement à Oxford l’années à venir, mais pour maintenant, il faut que j’arrête et met le point de l’exposé. Merci.

Lille, juin, 2010

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